Le guide

Comment choisir son couteau de cuisine ?

Il n'y a pas de meilleur couteau. Il y a le couteau qui correspond à ce que vous cuisinez, à la façon dont vous tenez une lame, et à ce que vous êtes prêt à faire pour l'entretenir. Cette page vous aide à trouver le vôtre.

39couteaux à l'unité
7formes de lame
67couches d'acier damassé
À viegarantie sur chaque lame
Avant tout

Un bon couteau, c'est trois choses

Le reste — la marque, le pays, le nombre de couches — ne change rien si ces trois-là ne sont pas réglées.

La forme, pas la taille

Une lame droite ne coupe pas comme une lame courbe. C'est la forme qui décide si vous bercez, poussez ou tirez le couteau — et c'est ce qui rend un couteau agréable ou pénible au quotidien.

L'acier, donc l'entretien

Un acier dur tient son fil plus longtemps mais demande d'être ménagé. Un acier plus souple pardonne tout et se réaffûte en deux minutes. Ni l'un ni l'autre n'est meilleur : l'un vous ira, l'autre non.

La longueur, selon votre planche

Une lame de 24 cm sur une petite planche est ingérable. Une lame de 15 cm face à un chou vous fera perdre patience. La bonne longueur dépend de votre plan de travail, pas de votre ambition.

Et un quatrième, qu'on oublie

Le manche. C'est la seule partie que vous touchez. Trop léger, le couteau se pilote mal ; trop lourd, il fatigue. Le bois est chaleureux, le composite indestructible.

Le test

5 questions, votre couteau

On ne vous demande pas ce que vous voulez acheter, mais comment vous cuisinez. Le reste, c'est notre travail.

Les formes

Cinq silhouettes, cinq façons de couper

Presque tous les couteaux japonais découlent de ces cinq formes. Comprenez-les, et vous n'aurez plus jamais besoin d'un vendeur.

En situation

Qu'allez-vous couper ce soir ?

Choisissez un aliment : on vous montre la lame qu'il lui faut, et pourquoi elle plutôt qu'une autre.

La bonne longueur

Quelle taille de lame pour votre cuisine ?

Dites-nous la taille de votre planche à découper : on vous montre les longueurs qui fonctionneront, et celles qui vous gêneront.

L'acier

Trois aciers, trois tempéraments

La plupart de nos lames sont en damas 67 couches, et Shinrai et Kaizen en construction trois couches. Dans tous les cas, ce qui compte, c'est l'acier au cœur : c'est lui qui coupe, lui qui s'use, lui qu'on réaffûte.

À éviter

Quatre gestes qui tuent une lame

Un couteau ne s'use presque pas en coupant. Il s'abîme entre deux utilisations.

Le lave-vaisselle

La chaleur, le sel et les chocs contre les autres couverts font plus de dégâts en un cycle qu'un an de découpe. Lavage à la main, séchage tout de suite : dix secondes.

La planche en verre ou en pierre

Plus dure que l'acier, elle émousse le fil à chaque contact. Le bois et les composites tendres laissent la lame s'enfoncer légèrement : c'est ce qui la préserve.

Les os, les noyaux, les surgelés

Une lame japonaise est fine pour couper net, pas pour encaisser. Un os, et c'est un éclat sur le fil. Pour ça, il existe des couteaux faits exprès.

Le tiroir en vrac

Les lames se cognent entre elles à chaque ouverture. Un support magnétique, un bloc ou même un étui règlent le problème pour toujours.

Tout est détaillé dans notre guide d'entretien, et l'affûtage dans le guide complet de l'aiguisage.

Vos questions

Ce qu'on nous demande le plus

Un seul couteau peut-il vraiment tout faire ?
Presque. Un gyuto ou un santoku couvre l'immense majorité des préparations : légumes, viande, poisson, herbes. Ce qu'il fait mal, ce sont les petites pièces en main — éplucher, équeuter, parer. C'est pour ça que le duo grand couteau plus petty est si répandu : à deux, ils ne laissent presque rien de côté.
Faut-il commencer par le couteau le plus cher ?
Non. Le saut de qualité le plus spectaculaire se situe entre un couteau de supermarché et une bonne lame japonaise d'entrée de gamme. Au-delà, les différences sont réelles mais bien plus fines, et elles ne se ressentent que si vous cuisinez beaucoup. Mieux vaut une lame à 110 € que vous entretenez qu'une lame à 250 € qui s'émousse dans un tiroir.
Un couteau japonais, c'est fragile ?
Plus fin, donc plus tranchant, donc moins tolérant aux chocs. Ce n'est pas de la fragilité, c'est une spécialisation : on ne s'en sert pas pour trancher un os ou ouvrir un emballage. Sur les aliments, il durera bien plus longtemps qu'un couteau épais, parce qu'il travaille sans forcer.
Droitier, gaucher : est-ce que ça change quelque chose ?
Sur nos lames, non. Elles sont toutes à double émouture, c'est-à-dire affûtées des deux côtés de façon symétrique. Les couteaux japonais traditionnels à simple émouture, eux, sont effectivement latéralisés — ce n'est pas notre cas.
À quelle fréquence faut-il affûter ?
Le bon repère n'est pas le calendrier, c'est la tomate : si la lame glisse sur la peau au lieu d'entrer dedans, il est temps. En usage familial, comptez deux à trois fois par an avec un aiguiseur rouleau, ou une pierre si vous aimez le geste. Plus de détails ici.
Un couteau à l'unité ou un set ?
Si vous cherchez une lame précise, prenez-la à l'unité : vous payez ce que vous utilisez. Si vous savez déjà qu'il vous en faut au moins deux, le set revient moins cher par couteau et l'ensemble est assorti. On compare les deux approches sur la page set ou couteaux à l'unité.
J'hésite encore entre deux lames.
Écrivez-nous en décrivant ce que vous cuisinez : on vous répond personnellement, et on vous dira aussi quand les deux se valent. Nous contacter.

Votre première vraie lame

Une lame bien choisie se garde des années. Faites le test, ou parcourez les couteaux à l'unité.